La Mère des gares parisiennes

Pendant un peu plus d’une heure, je suis retourné visiter celle que j’appelle tendrement la « Mère » des gares parisiennes, Paris Saint-Lazare. Ce surnom vient du fait qu’elle a été la première à accueillir des trains dans la capitale dès 1837. Jeune provincial arrivé à Paris au milieu des années 90, ce lieu m’avait impressionné à cause des turbotrains qui y avaient élu domicile. Ces automotrices oranges, équipées de turbines d’hélicoptères, reliaient tous les jours Paris à la Normandie dans un vacarme inoubliable. Mais l’électrification de la ligne desservant Caen et Cherbourg les a mises à la retraite.

Une visite régulière

Régulièrement, je rends visite à cette grande dame. Certes, les convois qui la fréquentent maintenant ne sont plus aussi prestigieux que par le passé. Mais l’architecture et l’aménagement intérieurs font de ce lieu un endroit agréable à parcourir et à photographier. En fait, je devrais utiliser l’imparfait, car j’ai l’impression insupportable de ne plus déambuler dans un terminal ferroviaire, mais plutôt dans un centre commercial. Remarquez que cette dernière phrase pourrait s’appliquer pour bien des gares de notre territoire !

Et puis il y a ces portiques et ces grillages qui emprisonnent et défigurent l’immense zone d’arrivée. Décidément, je ne me fais pas à ces moyens censés assurer la sécurité et la tranquillité des voyageur·euse·s. De tout temps, la gare a été le symbole du lieu ouvert sur le monde. Autour de moi, les piliers et les murs qui soutiennent la marquise ont vu des aventurier·ère·s partir pour l’Amérique, avec des trains en correspondance avec des paquebots au Havre. Les impressionnistes ont même immortalisé la silhouette distinctive de l’édifice noyée dans la vapeur des machines de l’époque.

 

Les impressionnistes ont même immortalisé la silhouette distinctive de l’édifice noyée dans la vapeur des machines de l’époque.

 

Malgré tout, j’ai tenté d’honorer cette belle bâtisse et sa riche histoire. Côté technique, j’ai utilisé mon iPhone avec l’application Hipstamatic ainsi qu’un boîtier Sony A7iii en cours de rodage. Dimanche et travaux obligent, le trafic était assez calme. Le résultat de ma promenade compose un melting pot sympathique et coloré (et ceci avec une météo capricieuse). Gageons que malgré les évolutions négatives ce n’était pas ma dernière visite à la Mère des gares parisiennes !

Un petit flou-filé sur une Z5000 au départ (1/50è F11 100ISO).
Les envahisseurs sont là : les détestables portiques d'accès.
L'iconique clocheton de la gare (côté quais).
Une Z6400 quitte la gare en direction de la banlieue Ouest de Paris.
Arrivée en gare d'une rame à deux niveaux emmenée par une BB27300.
Les signaux de sortie des voies 16, 17 et 18.
La silhouette caractéristique de la gare.
L'impressionisme n'est jamais très loin en gare de Paris Saint-Lazare.
Kubik Saint Laz
Une automotrice Z50000 s'engouffre sous la Place de l'Europe.
Les rames Z50000 qui desservent la gare sont plus courtes que celles visibles au Nord ou à l'Est de la capitale.
Autrefois maitresses des lieux, les Z6400 se font aujourd'hui rares.
Un petit flou-filé sur une Z5000 au départ (1/50è F11 100ISO).
Les envahisseurs sont là : les détestables portiques d'accès.
L'iconique clocheton de la gare (côté quais).
Une Z6400 quitte la gare en direction de la banlieue Ouest de Paris.
Arrivée en gare d'une rame à deux niveaux emmenée par une BB27300.
Les signaux de sortie des voies 16, 17 et 18.
La silhouette caractéristique de la gare.
L'impressionisme n'est jamais très loin en gare de Paris Saint-Lazare.
Kubik Saint Laz
Une automotrice Z50000 s'engouffre sous la Place de l'Europe.
Les rames Z50000 qui desservent la gare sont plus courtes que celles visibles au Nord ou à l'Est de la capitale.
Autrefois maitresses des lieux, les Z6400 se font aujourd'hui rares.

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