Moments captés de la vie d’un conducteur de train de banlieuePar Le 28/11/2017

En tant que conducteur de train de banlieue, j’ai toujours voulu montrer, partager mon quotidien. L’évolution de la technologie allait me permettre de réaliser ce souhait en utilisant … mon téléphone portable !

Un essai photographique avec Hipstamatic

Cet essai est le premier d’une série réalisée avec un iPhone et l’application Hipstamatic. Ce qui est intéressant avec cet outil, c’est de pouvoir réaliser des vues instantanées comme on pourrait le faire avec un Polaroïd. Hipstamatic simule un appareil photo avec des parties paramétrables (objectifs / films / flashes) . On peut ainsi produire des images avec divers effets, différents rendus.

Je sais que certains trouvent cela du domaine du gadget. Pourtant, en étudiant les divers couples de paramètres possibles, je suis arrivé à trouver ceux qui me convenaient le mieux. Sur le terrain, le choix d’un rendu particulier s’impose de lui-même. Je n’ai pas besoin de « mitrailler » mes sujets (un reproche généralement fait à ce style de photo).

J’ai entièrement réalisé cet essai avec le film BlacKeys. Ce paramètre spécifique permet de générer des vues noires et blanches à fort contraste. J’ai également utilisé un objectif qui renforce cette apparence contrastée en ajoutant du vignettage.

Portrait d’une routine quotidienne

Le thème de ce premier essai est la représentation de vingt quatre heures de mon travail de conducteur de train de banlieue à Paris. J’ai donc réalisé cette série au début de l’année 2012 et pendant cette période de temps, j’ai parcouru les lignes B et D du RER. Je n’ai pas cherché à faire un récit chronologique mais plutôt de ramener une série d’instantanés, de capturer des moments furtifs qui se sont présentés à moi. Il ne faut donc pas chercher à découvrir une histoire mais apprécier dans son ensemble cette séquence d’images.

Rares sont les moments immobiles. S’il y en a, ils doivent être le plus court possible. Rien ne doit entraver la machine ferroviaire !

Cette collection est marquée par le mouvement, la composante principale de mon métier. Rares sont les moments immobiles. S’il y en a, ils doivent être le plus court possible. Rien ne doit entraver la machine ferroviaire ! Et qui dit machine, dit technologie. Vous retrouverez des détails de ces appareils qui font fonctionner les circulations en toute sécurité. L’élément manquant – et ce n’était pas prémédité – est l’humain. Pourquoi ? Tout simplement parce que le conducteur de train que je suis a peu de contact avec les voyageurs. Pour moi, ce sont souvent des silhouettes qui apparaissent quelques secondes dans mon champ de vision, le temps de traverser une gare. Quant aux collègues cheminots, les vagues d’économie successives ont eu raison de leur présence en nombre.

Toutes ces vues, moments éparpillés le long d’une journée de travail, forment, vous l’aurez compris, une réelle « photographie » de ce que l’on peut ressentir en faisant ce métier particulier qui est le mien. C’est ainsi que je vous demande de l’apprécier à votre tour.

Cet article a déjà été publié sur mon ancien site internet « Les Trains qui Passent« .

Itinéraires Créatifs

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