Âmes de SéoulPar Le 13/04/2019

Lors d’un récent séjour en Corée du Sud, j’ai eu l’occasion d’utiliser le métro de Séoul à plusieurs reprises. Inspiré par le travail de François Iliovici, j’ai tenté, à mon tour, de tirer le portrait (de révéler les âmes) des utilisateurs de ce transport souterrain. Mais à la différence de François, j’ai préféré utiliser mon iPhone 5 et l’application Hipstamatic. Un choix s ‘expliquant par « l’instantanéité » offerte par l’application et la discrétion d’emploi d’un téléphone … parmi des milliers d’autres !

Le réseau de la capitale

Les guides de voyage l’appelle métro mais en fait, il s’agit de trains de banlieue. La capitale coréenne est maillée d’un important réseau ferré souterrain. Les stations sont vastes et plutôt bien aménagées. On y découvre, par exemple, des armoires contenant des masques de protection contre la fumée en cas d’incident.

 

La signalétique est également fort bien faite. Elle est basée sur des couleurs selon la ligne, mais elle utilise aussi des musiques pour annoncer un train, La mélodie est différente selon le sens de circulation du train. Et malgré la faible utilisation de l’anglais dans tout le pays, il est très facile pour un étranger comme moi de se diriger dans les dédales souterrains de la capitale.

Âmes de Séoul

Je conviens que les transports en commun du style métro ne sont pas « le » moyen idéal pour découvrir l’âme profonde d’un pays. Il y a en particulier le stress du célèbre « métro boulot dodo ». Pourtant, il s’agit d’une plongée dans les habitudes des voyageurs. Et pour qui voyage un peu, ou même utilise de tels transports régulièrement, il y a de quoi faire une base de comparaison et tenter d’appréhender un peuple. En tout cas, ce biais est intéressant pour commencer à s’intéresser aux habitants … et ne pas se borner à être un simple touriste à la recherche du plus célèbre monument d’une ville.

 

A observer les gens, il m’est parfois arrivé de décrocher un sourire ou un regard interrogatif. Preuve qu’à cet instant précis, un lien subtil et éphémère s’était installé.

 

Et puis ces quelques minutes passées dans le métro, à observer les visages des unes et des autres, sont l’occasion pour moi de laisser mon imagination vagabonder. J’essaye d’inventer une histoire derrière un visage ou une expression. Je vous invite d’ailleurs à le faire avec la galerie de portrait qui va suivre. Vous verrez que c’est un excellent remède au train train quotidien. A observer les gens, il m’est parfois arrivé de décrocher un sourire ou un regard interrogatif. Preuve qu’à cet instant précis, un lien subtil et éphémère s’était installé.

La simplicité (du latin simplicitas) est la propriété, la condition ou la qualité d’être simple, naturel, et non-combiné. Elle dénote souvent la beauté, pureté, clarté ou spontanéité. […] La simplicité signifie aussi le fait d’être libéré des efforts et de la confusion, et des choses non indispensables. (Wikipedia)

Voici donc ma galerie de portraits d’habitants d’une ville fascinante, mélange d’ancien et de nouveau, de vintage et de modernité et fortement teintée de « simplicité », trait majeur de l’art extrême oriental

Itinéraires Créatifs

Corée du Sudhiptsamaticnoirblancphotographie

2 Commentaires

  • C’est un travail intéressant, personne ne se regarde vraiment dans ce genre d’endroit. Et pourtant tout le monde regarde tout le monde, mais toujours en évitant le regard de l’autre. Et sur ton essai ça transparaît, un seul ose regarder l’objectif mais il est lui caché derrière un masque chirurgical ce qui met en évidence son regard plutôt amusé. Belles photos et j’espère un très beau voyage À+

    • Merci beaucoup pour ce commentaire Yves. Le voyage fût effectivement très beau et dépaysant. Ce pays est un régal pour le photographe.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.