Qu’est ce que ce site ?

Le site internet « Les Chroniques d’Ezo Fukuro » a été mis en ligne en Avril 2018. Il s’agit d’un espace de création photographique qui propose aux lecteurs des pistes de réflexion et d’inspiration sur le thème plutôt particulier de la Photographie Ferroviaire. Il est à ce titre le successeur de « Les Trains qui Passent » édité de 2012 à 2018.

Le terme de Photographie Ferroviaire est à prendre ici au sens large. Il ne s’agit pas, en effet, d’un de ces nombreux sites de passionnés se concentrant essentiellement sur le matériel ferroviaire. Même si je suis un adepte de cette photographie de type « documentaire», le thème du mode du chemin de fer permet de nombreuses autres interprétations, plus ou moins artistiques, qui seront présentées ici.

Il y aura également deux grands sujets qui serviront de lignes directrices pour ce site. Le premier est la photographie monochrome, avec un accent particulier sur les vues de ce style d’origine numérique. Le second est la photographie de nuit, en statique ou en pleine ligne parfois facilitée grâce à l’utilisation de flashes.

Et même si ce site est voué à présenter avant tout le travail et la vision de son auteur, vous y découvrirez le travail et la vision de photographes invités.

Qui en est le créateur ?

Comme dit plus haut, je suis Renaud CHODKOWSKI, photographe français né dans les années 70. Mon métier est conducteur de train et vous pourrez peut être me croiser à bord des rames Eurostar desservant Londres depuis Paris ou Bruxelles.

J’ai débuté la photographie ferroviaire au début des années 90. Mon attrait initial était le matériel plus que la Photographie en elle-même. J’ai alors publié pour quelques magazines ferroviaires de l’époque. Après une certaine lassitude et une découverte de l’Amérique du Nord, je me suis concentré sur l’aspect « artistique » de la photographie. Mes centres d’intérêts sont le Noir & Blanc et la photo nocturne.

Un part importante de mon évolution photographique a été possible grâce au Projet Images & Trains et à mon ami François Iliovici. Tous les deux nous avions créé un espace de création, histoire de sortir des canons de la photographie ferroviaire. Cette expérience a duré quelques années seulement et a conduit à la publication de plusieurs magazines au format PDF.

Pourquoi le nom d’EZO FUKURO ?

Ezo Fukuro est le nom d’une espèce de chouette, la chouette de l’Oural, qui vit sur l’île d’Hokkaido, au Japon. Ce petit animal délicat et mignon résume parfaitement mon style et ma personnalité photographique. C’est un animal discret, nocturne et qui prend de la hauteur (du recul) pour voir les choses.
Le choix du Japon n’est pas innocent puisque le style épuré des arts de ce pays est une importante source d’inspiration dans mes travaux. D’autre part, le choix d’un animal comme élément principal de ce nouveau projet s’explique aussi par mon intérêt pour la cause animale et les droits qui devraient leur être accordés.

Le matériel photo

Lorsque j’ai eu à choisir un appareil photo à mes débuts, dans les années 90, j’ai longuement hésité entre trois marques : Canon, Minolta et Nikon. A force de lectures et de prise en main, mon choix s’est porté sur Minolta. Et même si cette décision pourrait paraître stupide aux yeux des aficionados de Canon et Nikon, mon matériel m’a largement suffit à alimenter ma passion pour le ferroviaire. Car, comme le le veut l’adage, c’est le photographe qui fait la photo et non l’appareil !

Aujourd’hui j’utilise un boîtier Sony a7ii, descendant « technologique » des appareils Minolta depuis l’acquisition de la marque en 2006. La technologie mirroless qui équipe l’a7ii a fait couler beaucoup d’encre en comparaison des technologies classiques à prisme et miroir. Il m’aura fallu un temps d’adaptation à cette technologie mais aujourd’hui, je ne pourrais me passer des possibilités qu’elle offre. Peut être y reviendrai-je dans un article. En attendant, voici une liste du matériel que j’ai pu utiliser pour réaliser les clichés que vous pourrez découvrir dans les articles de ce site.

Argentiques

  • Minolta 700si
  • Minolta Maxxum 7
  • Hasselbald 500C/M

En argentique, j’ai essentiellement pratiqué les pellicules diapositives, Kodachrome K64 pour commencer puis Fuji Provia.

Numériques

  • Minolta Dimage 7
  • Konica Minolta 7D
  • Sony Alpha 900
  • Sony a7ii
  • Sony A7iii

Au grand dam de mes amis photographes plus « purs », je pratique l’iphonographie grâce à l’application Hipstamatic installé sur différents modèle d’Apple iphones.

Mon style

Comme précisé en introduction, j’ai découvert la photographie ferroviaire au début des années 90 grâce à la revue Voies Ferrées. C’est donc naturellement que je me suis inspiré des photos présentées par ce magazine (puis ensuite par Objectif Rail). Ce style est parfois qualifiée de « wedgie » : la vue est prise au soleil qui est situé dans le dos du photographe face au train. Ce dernier doit être identifiable grâce aux numéros qui doivent être visibles et nets.

Après une dizaine d’années et plusieurs publications dans les magazines qui m’avaient fait découvrir la photo ferroviaire, je me suis lassé, avec un fort sentiment de répétition, seul le train changeait mais le cadre général était identique. C’est alors que j’ai découvert l’Amérique du Nord, ses trains et sa tradition photographique. Les travaux de R. Steinheimer, W. O. Link ou D. Plowden ont été de véritables révélateurs. Je pouvais m’intéresser aux chemins de fer,  à leurs actualités et en même temps avoir mon propre style !

Aujourd’hui, les photographes qui m’inspirent s’appellent Michael Kenna ou Misko Kranjec. Mes thèmes de prédilections sont la Lorraine (ma région de naissance) et la découverte de la planète ferroviaire (en particulier l’Amérique du Nord et l’Australie).

Pour la photo instantanée, « dans le moment », je favorise l’utilisation de l’iPhone via l’application Hipstamatic. Cet outil est pour moi le Polaroid du 21è siècle. Je réserve le reflex à des photos plus travaillées, en particulier les vues nocturnes au flash ou celles destinées à être transformée en noir et blanc de façon logicielle. Enfin, je pratique toujours le « wedgie » qui m’a ouvert la voie à cette démarche photographique.

Publications diverses

Vous pouvez découvrir une sélection de mes photos sur le site railpictures.net : http://www.railpictures.net/rino54/

De nombreuses photographies (et pas seulement ferroviaires) sont à découvrir sur ma page Flickr : https://www.flickr.com/photos/44898314@N06/

J’anime également une page Facebook accessible à tous, sans abonnement à ce réseau social, qui présente mes travaux passés et présents ainsi qu’une « Revue du Web » présentant une sélection de photos ou d’articles ferroviaires de qualité : http://www.facebook.com/Renaud.Chodkowski.Trains.Photos

2011 – Cartographie du Livre « Les dépôts vapeurs du Sud-Ouest » aux Éditions La Vie du Rail.

2013 – Finaliste et « runner-up » au concours de la revue américaine Trains Magazine.

2013 – Finaliste et mention honorable du concours 2013 organisé par le Center for Railroad Photography and Art.

2017 – Collaboration au site Railcolor News

2019 – Finaliste et mention honorable du concours 2013 organisé par le Center for Railroad Photography and Art (plus de détails dans ce billet).